AFECCAV (Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel) http://www.afeccav.org

Université de Paris-Est-Marne-La-Vallée, 9-11 juillet 2012
http://www.univ-mlv.fr

Comité scientifique : Martin Barnier, Philippe Bourdier, Thierry Bozon, Marie-France Chambat, Jean-Michel Durafour, David Faroult, Kira Kitsopanidou, Fabien Lelarge, Giusy Pisano, Geneviève Sellier, Sylvie Thouard.

Des sources aux réseaux : tout est archive ?

Il est notoire que les pratiques de recherche s’appuyant sur les archives ont modifié en profondeur l’historiographie et notre connaissance du cinéma (notamment du cinéma des premiers temps) et de l’audiovisuel. Il est moins évident de défendre le principe que les archives constituent également autant de traces et d’indices permettant une histoire des formes aussi bien du point de vue esthétique que de leur réception. Pourtant, nous faisons de plus en plus appel à des documents qui ne sont rien d’autre que d’immenses bases de données d’archives : la passion pour la quête de l’archive là où elle se cache (Le Mal d’archive), la recherche presque compulsive sur Internet en quête d’une image, d’un blog de fan, d’un document inédit, d’un vieux film qu’on finit par retrouver sur youtube, est désormais une pratique qui dépasse les frontières strictes entre l’amateur et le spécialiste, l’étudiant et l’enseignant-chercheur. D’une part, la pratique même de l’analyse des films, d’une série télévisuelle ou encore de tout document sonore ou visuel, prend de plus en plus appui sur des éléments « extérieurs » : différentes versions du scénario, réception critique, affiches, photos de plateau, etc. Et d’autre part, le ré-emploi des archives (found footage) est devenu l’une des formes de création parmi les plus actuelles. Ce congrès a pour ambition de mettre l’accent sur ces nouvelles pratiques intergénérationnelles, souvent négligées, notamment en France. Pour explorer ces usages, on s’interrogera notamment sur :

Les études de réception avant et après Internet ; quels usages peut-on faire des multiples traces laissées sur Internet par les cinéphiles, les mélomanes et les fans ?
Le rôle des archives dans l’analyse esthétique des films et des enregistrements sonores
La critique et la théorie comme archives
L’archive et l’historien : quelle influence a eu la (re)découverte de corpus de films, de documents sonores et visuels dans notre connaissance de l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel ? Où commence la pratique historienne et où s’arrête-elle ? Où commence l’analyse esthétique et sur quoi s’appuie cette dernière ?
Archives et création artistique
La construction des identités personnelles des usagers de Facebook, Twitter et autres blogueurs : la distinction entre archives officielles et archives personnelles est-elle encore une ligne de partage ou bien est-elle obsolète ? Comment s’opère la transformation du document personnel en archive publique ou semi-publique une fois sur le net ?
Internet et le « tout-archive » : Quand le document devient-il archive ? Internet a-t-il dévalué l’importance de l’archive ? Les fonds traditionnels sont-ils “dépassés” par les nouvelles formes d’archives?
Les lieux de consignation nationaux et internationaux ont-ils modifié leur offre, leurs pratiques de conservation et de restauration ?

Une interrogation de base alimentera les séances plénières : comment faire face à l’immensité des archives, encore accrue par Internet ? Comment leur donner sens et les utiliser au mieux, en évitant qu’elles limitent la liberté de réflexion et d’interprétation ? L’archive fait-elle le chercheur ?

Les propositions en français ou en anglais devront être envoyées au plus tard pour le 20 décembre à l’adresse suivante : Dejan.Ristic@univ-mlv.fr.

 

English Version

 

AFECCAV Conference
(Association Française des Enseignants et Chercheurs en Cinéma et Audiovisuel)
( French Association of Teachers and Researchers in Cinema and Television)
http://www.afeccav.org
University of Paris-Est-Marne-La-Vallée, 9 – 11 July 2012
http://www.univ-mlv.fr

Scientific Committee : Martin Barnier, Philippe Bourdier, Thierry Bozon, Marie-France Chambat, Jean-Michel Durafour, David Faroult, Kira Kitsopanidou, Fabien Lelarge, Giusy Pisano, Geneviève Sellier, Sylvie Thouard.

Scientific Conference

From source materials to databases: Is everything archive?

It is an acknowledged fact that archive-based research thoroughly altered the historiography and understanding of the cinema (especially of early cinema) and of audiovisual technology. The fact that archives are also a source of signs and clues leading to a history of forms seen from an aesthetic point of view has not been fully explored, nor their reception. However we increasingly resort to documents that are nothing more than gigantic archive databases: this intense interest in finding an archive wherever it is hidden (Archive Fever), the almost compulsive search on Internet for a picture, a fan’s blog, an unpublished document, an old film found on Youtube, is henceforth a practice that reaches beyond the strict boundaries between amateur and specialist, student and scholar. On one hand the very practice of analysing films, a television series or any sound or visual document relies more and more on ‘external’ elements: different versions of the screenplay, critical comments, posters, stills, etc. On the other hand playing with found footage has become one of the most frequent forms of creation. The aim of this conference is to explore these new intergenerational practices which are often neglected, especially in France. To throw light on the above we will mainly examine:

Reception studies before and after the Internet; how can the numerous traces left on the Internet by film buffs, music lovers and fans be used?

The role of archives in the aesthetic analysis of films and sound recordings.

Film criticism and theory used as archives.

The archives and the historian: what influence has the (re)discovery of film corpus, sound and visual documents had on our knowledge of the history of cinema and television? Where does the work of the historian start and finish? Where does aesthetic analysis begin and what is its foundation?

Archives and artistic creation.

The construction of personal identities by the users of Facebook, Twitter. Is the distinction between official and personal archives still a dividing line or is it obsolete? How does the transformation from a personal to a public or semi-public document take place once on the net?

Internet and the archive. When does a document become an archive? Has Internet undermined the importance of archives? Have the traditional means been “overtaken” by the new forms of archives?

Have national and international storage facilities modified their offer, their conservation and restoration practices?

One basic question will feed the plenary sessions: how to handle and confront the spreading out of archives nowadays increased by Internet? How to make sense and use them without limiting interpretation? Do the archives create the researcher?

Topic proposals (250 words + biography in 4 lines) to be sent to Dejan.Ristic@univ-mlv.fr before 20th December 2011. The papers can be in French or English.