porno izle,türk porno izle,canlı porno izle,türban sikiş izle,sex hikayeleri,sikiş izle,sex izle Actualités : afeccav
Chargement en cours, Merci de patienter...

afeccav
Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel

Categorie: Actualités

Appel à contribution : Notes de lecture d’ouvrages étrangers

 

Chers Adhérents,

Les Cahiers de l’Afeccav, la revue scientifique que nous venons de créer, comporte une rubrique destinée à rendre compte des publications parues à l’étranger (y compris en français) qui portent sur nos domaines. Nous souhaiterions donc recevoir les ouvrages susceptibles de faire l’objet d’une note de lecture dans ce cadre, y compris ceux qui sont parus en 2010 ou 2011. Je vous remercie par avance et vous adresse mes meilleurs vœux de réussite et de bonheur pour l’année 2012. Marie-France Chambat-Houillon, responsable pour le comité éditorial de la rubrique « Notes de lecture d’ouvrages étrangers »

Pour tous renseignement : mfchambat@wanadoo.fr

Ouvrage à envoyer à l’adresse suivante : Marie-France Chambat-Houillon 72 rue d’Herblay 95 150 Taverny FRANCE

Appel à contributions : congrès de l’afeccav 2012

 

 

AFECCAV (Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel) http://www.afeccav.org

Université de Paris-Est-Marne-La-Vallée, 9-11 juillet 2012
http://www.univ-mlv.fr

Comité scientifique : Martin Barnier, Philippe Bourdier, Thierry Bozon, Marie-France Chambat, Jean-Michel Durafour, David Faroult, Kira Kitsopanidou, Fabien Lelarge, Giusy Pisano, Geneviève Sellier, Sylvie Thouard.

Des sources aux réseaux : tout est archive ?

Il est notoire que les pratiques de recherche s’appuyant sur les archives ont modifié en profondeur l’historiographie et notre connaissance du cinéma (notamment du cinéma des premiers temps) et de l’audiovisuel. Il est moins évident de défendre le principe que les archives constituent également autant de traces et d’indices permettant une histoire des formes aussi bien du point de vue esthétique que de leur réception. Pourtant, nous faisons de plus en plus appel à des documents qui ne sont rien d’autre que d’immenses bases de données d’archives : la passion pour la quête de l’archive là où elle se cache (Le Mal d’archive), la recherche presque compulsive sur Internet en quête d’une image, d’un blog de fan, d’un document inédit, d’un vieux film qu’on finit par retrouver sur youtube, est désormais une pratique qui dépasse les frontières strictes entre l’amateur et le spécialiste, l’étudiant et l’enseignant-chercheur. D’une part, la pratique même de l’analyse des films, d’une série télévisuelle ou encore de tout document sonore ou visuel, prend de plus en plus appui sur des éléments « extérieurs » : différentes versions du scénario, réception critique, affiches, photos de plateau, etc. Et d’autre part, le ré-emploi des archives (found footage) est devenu l’une des formes de création parmi les plus actuelles. Ce congrès a pour ambition de mettre l’accent sur ces nouvelles pratiques intergénérationnelles, souvent négligées, notamment en France. Pour explorer ces usages, on s’interrogera notamment sur :

Les études de réception avant et après Internet ; quels usages peut-on faire des multiples traces laissées sur Internet par les cinéphiles, les mélomanes et les fans ?
Le rôle des archives dans l’analyse esthétique des films et des enregistrements sonores
La critique et la théorie comme archives
L’archive et l’historien : quelle influence a eu la (re)découverte de corpus de films, de documents sonores et visuels dans notre connaissance de l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel ? Où commence la pratique historienne et où s’arrête-elle ? Où commence l’analyse esthétique et sur quoi s’appuie cette dernière ?
Archives et création artistique
La construction des identités personnelles des usagers de Facebook, Twitter et autres blogueurs : la distinction entre archives officielles et archives personnelles est-elle encore une ligne de partage ou bien est-elle obsolète ? Comment s’opère la transformation du document personnel en archive publique ou semi-publique une fois sur le net ?
Internet et le « tout-archive » : Quand le document devient-il archive ? Internet a-t-il dévalué l’importance de l’archive ? Les fonds traditionnels sont-ils “dépassés” par les nouvelles formes d’archives?
Les lieux de consignation nationaux et internationaux ont-ils modifié leur offre, leurs pratiques de conservation et de restauration ?

Une interrogation de base alimentera les séances plénières : comment faire face à l’immensité des archives, encore accrue par Internet ? Comment leur donner sens et les utiliser au mieux, en évitant qu’elles limitent la liberté de réflexion et d’interprétation ? L’archive fait-elle le chercheur ?

Les propositions en français ou en anglais devront être envoyées au plus tard pour le 20 décembre à l’adresse suivante : Dejan.Ristic@univ-mlv.fr.

 

English Version

 

AFECCAV Conference
(Association Française des Enseignants et Chercheurs en Cinéma et Audiovisuel)
( French Association of Teachers and Researchers in Cinema and Television)
http://www.afeccav.org
University of Paris-Est-Marne-La-Vallée, 9 – 11 July 2012

http://www.univ-mlv.fr

Scientific Committee : Martin Barnier, Philippe Bourdier, Thierry Bozon, Marie-France Chambat, Jean-Michel Durafour, David Faroult, Kira Kitsopanidou, Fabien Lelarge, Giusy Pisano, Geneviève Sellier, Sylvie Thouard.

Scientific Conference

From source materials to databases: Is everything archive?

It is an acknowledged fact that archive-based research thoroughly altered the historiography and understanding of the cinema (especially of early cinema) and of audiovisual technology. The fact that archives are also a source of signs and clues leading to a history of forms seen from an aesthetic point of view has not been fully explored, nor their reception. However we increasingly resort to documents that are nothing more than gigantic archive databases: this intense interest in finding an archive wherever it is hidden (Archive Fever), the almost compulsive search on Internet for a picture, a fan’s blog, an unpublished document, an old film found on Youtube, is henceforth a practice that reaches beyond the strict boundaries between amateur and specialist, student and scholar. On one hand the very practice of analysing films, a television series or any sound or visual document relies more and more on ‘external’ elements: different versions of the screenplay, critical comments, posters, stills, etc. On the other hand playing with found footage has become one of the most frequent forms of creation. The aim of this conference is to explore these new intergenerational practices which are often neglected, especially in France. To throw light on the above we will mainly examine:

Reception studies before and after the Internet; how can the numerous traces left on the Internet by film buffs, music lovers and fans be used?

The role of archives in the aesthetic analysis of films and sound recordings.

Film criticism and theory used as archives.

The archives and the historian: what influence has the (re)discovery of film corpus, sound and visual documents had on our knowledge of the history of cinema and television? Where does the work of the historian start and finish? Where does aesthetic analysis begin and what is its foundation?

Archives and artistic creation.

The construction of personal identities by the users of Facebook, Twitter. Is the distinction between official and personal archives still a dividing line or is it obsolete? How does the transformation from a personal to a public or semi-public document take place once on the net?

Internet and the archive. When does a document become an archive? Has Internet undermined the importance of archives? Have the traditional means been “overtaken” by the new forms of archives?

Have national and international storage facilities modified their offer, their conservation and restoration practices?

One basic question will feed the plenary sessions: how to handle and confront the spreading out of archives nowadays increased by Internet? How to make sense and use them without limiting interpretation? Do the archives create the researcher?

Topic proposals (250 words + biography in 4 lines) to be sent to Dejan.Ristic@univ-mlv.fr before 20th December 2011. The papers can be in French or English.

Appel à contribution. Mise au point, n°5

Appel à contribution. Les Cahiers de l’Afeccav, n°5

Les langues dans le cinéma européen

Martin Barnier

Isabelle Le Corff

 

L’espace géopolitique européen est un espace en mutation défini plus fréquemment par des considérations économiques que culturelles. A l’instar de cet espace, le cinéma européen est mouvant et mérite que nous nous focalisions sur les concepts qui permettent de l’identifier et de le définir en cette première décennie du vingt-et-unième siècle. Les ouvrages et publications universitaires se focalisent, pour la plupart, sur les cinémas nationaux et les cinémas d’auteurs. Les Cahiers de l’Afeccav proposent d’étudier des films qui constituent le « patrimoine cinématographique européen ». Comment s’est constitué ce patrimoine s’il s’est effectivement constitué ? Quels échanges ont eu lieu ? Dans tous les cas, la construction d’une production européenne implique des choix linguistiques à tous niveaux (production, tournage, distribution, réception). Quel est l’impact des langues nationales, régionales et des spécificités linguistiques sur ce patrimoine ?

La multiplicité des langues est l’une des particularités de l’espace européen qui s’oppose en cela à l’autre grand centre de production cinématographique occidental, l’Amérique du Nord. Leur abondance constitue-t-elle un frein ou participe-elle au contraire du dynamisme de la production européenne ? Comment fonctionnent les échanges de programmes et de films en Europe sous la contrainte des barrières linguistiques ? Y a-t-il des langues dominantes ? Les langues régionales ont-elles une place dans la production européenne ? La langue apparaît comme marqueur national mais également comme marqueur social à travers les accents (ex : accents régionaux, accents ruraux, accents d’immigrés de première génération, accents de banlieue) ou à travers des formes linguistiques posées comme moyens d’affirmation d’une identité transnationale, de cultures hybrides. Quels rôles jouent les langues et les accents dans la construction des stéréotypes ? Comment ces marqueurs circulent-ils au sein de la cinématographie européenne ? Quelles sont les retombées esthétiques de tels marqueurs ?

En matière de production et de diffusion, comment la législation européenne interfère-t-elle avec les législations nationales, et comment influence-t-elle la production de films, téléfilms et séries ? Y a t il des obligations linguistiques dans les systèmes de production ? Les co-productions aboutissent-elles inévitablement aux « europuddings » qui seraient forcément joués en anglais, puis doublés dans différentes langues ? Qu’apportent réellement les programmes tels que MEDIA, EUROPA dans la volonté politique de préserver des langues ? Comment ces co-productions influent-elles sur la langue de tournage ? Quelle est la circulation de coproductions tournées dans des langues régionales sur le marché européen ?

Les liens établis dès les années 1920 entre les producteurs européens se sont amplifiés lors de la généralisation du parlant. L’aspect historique de ces échanges intra-européens mérite également d’être revisité sous l’angle linguistique. Dans les années 1930, avant le développement du doublage, le tournage d’un même film en plusieurs langues simultanément a donné des résultats étonnants. Le Chemin du paradis a eu un énorme succès tout comme Die Drei von der Tankstelle. Les acteurs ne sont pas les mêmes, mais le scénario est identique. Des nuances peuvent être trouvées dans le jeu des acteurs et leur façon de prononcer les répliques. Ces comparaisons entre les films français, italiens, allemands, anglais, hongrois, suédois, etc. tournés en multiversions à cette époque sont riches d’enseignements sur les contextes de production comme sur les contextes de réception. Par exemple les films germano-tchèques tournés juste avant la « crise des Sudètes » prennent un sens particulier selon la langue dans laquelle ils sont joués.

Dans les années 1950, des films internationaux sont tournés avec des acteurs de différents pays, pour favoriser les coproductions. Il existe une « version internationale » du Guépard avec chaque acteur s’exprimant dans sa langue maternelle. Les films sont redoublés dans la langue de chaque pays. Quelles sont les transformations qu’impliquent les jeux d’accents, les idiosyncrasies linguistiques d’un même film vu dans différents pays ?

Se pose aussi la question de la réception spectatorielle au sein de l’Europe. Comment s’organisent les croisements, les transferts et les échanges ? Les publics nationaux acceptent-ils plus facilement certaines langues que d’autres en version originale ? Entre VO, doublage et sous-titrage, comment le sens même d’un dialogue se trouve-t-il modifié en passant une frontière ? Les remakes sont-ils indispensables pour faire circuler des films à forte coloration culturelle locale ? (ex : Bienvenue chez les Chtis). Enfin peut-on noter des évolutions quant à la réception du cinéma européen en Europe et à l’extérieur de l’Europe ?

Les propositions de contributions devront être soumises, en français ou en anglais à Isabelle Le Corff (cils@wanadoo.fr) et Martin Barnier (Martin.Barnier@univ-lyon2.fr) pour le délai de rigueur, le 15 février 2012. Après examen des propositions par le comité éditorial des Cahiers de l’AFECCAV, les auteurs dont les propositions auront été retenues s’engageront à remettre leur contribution pour le 1er juin 2012.

 

Bibliographie sélective

CHION MICHEL, Le Complexe de Cyrano, La langue française au cinéma. Editions Cahiers du Cinéma, Essais. Paris, 2008.

DUROVICOVA NATASA, NEWMAN KATHLEEN (Edt), World Cinemas, Transnational Perspective, Afi Film Readers, 2009.

ELSAESSER THOMAS, European Cinema : Face to Face with Hollywood, Amsterdam University Press, 2005.

EVERETT WENDY (Edt), European Identity in Cinema, Intellect Books, 2005.

EVERETT WENDY, GOODBODY AXEL, Revisiting Space : Space and Place in European Cinema, Peter Lang, 2005.

FOWLER CATHERINE, The European Cinema Reader, Routledge, 2002.

GALT ROSALIND, The New European Cinema : Redrawing the Map, 2006.

KONSTANTARAKOS MYRTO(Edt), Spaces in European Cinema, Intellect Ltd, 2000

NACIFY HAMID, An Accented Cinema : Exilic and Diasporic Filmmaking, Princeton, N. J. 2001.

 

Languages in European Cinema

Martin Barnier

Isabelle Le Corff

 

The European geopolitical space has been variable, more frequently defined by economic than by cultural considerations. In this early Twenty-First Century, European Cinema, reflecting this mutability, invites us to pay particular attention to the concepts which make it possible to identify and define this area. Academic publications focus for the most part on national cinemas and individual European filmmakers. Les Cahiers de l’ Afeccav proposes to study films that constitute the « European film heritage ». Once we accept that such a heritage does in fact exist, we must ask how it was created, and what exchanges have taken place. In every case, the construction of European film production involves linguistic choices at all levels (production, filming, distribution, reception). What is the impact of national and regional languages and of language specificities on this heritage?

 

Its multiplicity of languages is one of the features of the European area that defines it, in opposition to the other great Western film production centre, North America. Does their abundance put a brake on, or does it , rather, bring dynamism to European production? How do the exchanges of programmes and films occur in Europe , given the constraint of language barriers? Are there dominant languages? Do regional languages play a part in European production? Language appears to be not only a national marker but also a social marker through accents (e.g., regional accents, rural accents, accents of first generation immigrants, suburban accents) or linguistic forms posed as assertions of transnational identity, of hybrid cultures. What roles do languages and accents play in the construction of stereotypes? How do these markers function in European film? What is the aesthetic impact of such markers?

 

As for production and distribution, how does European legislation interact with national legislations, and how does it influence the production of films, TV films and series? Are there language obligations in the production systems? Do co-productions inevitably lead to “europuddings” necessarily acted in English, then dubbed in different languages? What do programs such as MEDIA, or EUROPA really bring in to the global political will to preserve languages? How do these co-productions affect the choice of languages in films? How does the distribution of co-productions filmed in regional languages function on the European market?

Links established in the 1920s between the different European producers have grown with the generalization of sound movies. The historical aspect of this intra-European interaction also deserves to be revisited in linguistic terms. In the 1930s, prior to the development of dubbing, the shooting of a film simultaneously in several languages gave surprising results. Les Chemins du Paradis was a huge success, just like Die Drei von der Tankstelle. The actors differ but the script remains the same. There are different nuances in the actors’ ways of performing and pronouncing their lines. These comparisons between French, Italian, German, English, Hungarian, Swedish films, etc. shot in multiple language versions during this period are rich in teaching about the contexts of production as well as the contexts of reception. For example, the German-Czech films made just before the “Sudeten Crisis” acquired a particular meaning according to the language in which they were played. In the 1950s, international films were made with actors from different countries to promote co-productions. There is an “international version” of The Leopard with each actor speaking in his mother tongue. The films are dubbed in the language of each country. What are the transformations involved by accents, linguistic idiosyncrasies of the same film seen in different countries?

 

Questions of reception within Europe are also important. How are transfers and exchanges organized? Do national audiences more readily accept certain languages than others in original language versions? With regard to original language versions, dubbing and subtitling, how does the meaning of dialogue evolve from one country to another? Are remakes essential to have films with strong local cultural colorations circulate within Europe? ( e.g., Welcome to the Chtis). Finally, can developments in the reception of European films be perceived both within Europe and outside Europe?

 

 

Proposals for contributions shall be submitted, in French or English to Isabelle Le Corff (cils@wanadoo.fr) and Martin Barnier (Martin.Barnier@univ-lyon2.fr) : the mandatory deadline is February 15th, 2012. After review by the Editorial Board of Les Cahiers de l’AFECCAV, authors whose proposals have been selected will submit their contribution by June 1st, 2012.

 

 

Selective Bibliography

 

CHION MICHEL, Le Complexe de Cyrano, La langue française au cinéma. Editions Cahiers du Cinéma, Essais. Paris, 2008.

DUROVICOVA NATASA, NEWMAN KATHLEEN (Edt), World Cinemas, Transnational Perspective, Afi Film Readers, 2009.

ELSAESSER THOMAS, European Cinema : Face to Face with Hollywood, Amsterdam University Press, 2005.

EVERETT WENDY (Edt), European Identity in Cinema, Intellect Books, 2005.

EVERETT WENDY, GOODBODY AXEL, Revisiting Space : Space and Place in European Cinema, Peter Lang, 2005.

FOWLER CATHERINE, The European Cinema Reader, Routledge, 2002.

GALT ROSALIND, The New European Cinema : Redrawing the Map, 2006.

KONSTANTARAKOS MYRTO(Edt), Spaces in European Cinema, Intellect Ltd, 2000

NACIFY HAMID, An Accented Cinema : Exilic and Diasporic Filmmaking, Princeton, N. J. 2001.

 

 

 

 

 

Votre avis nous intéresse !

Venez réagir à ce sujet sur le forum de l’afeccav en cliquant sur ce lien :

Forum : Qu’avez-vous pensé de la journée doctorale du vendredi 9 septembre ?

Le parcours du doctorant en « cinéma & audiovisuel »

(allocution prononcée le vendredi 9 septembre 2011 par L. Jullier à la Journée Doctorale de l’AFECCAV, Université Paris-Diderot/Paris 7 – UFR Lettres, Arts, Cinéma, organisée par E. André, J. Nacache & P.-O. Toulza).

 

En quoi consiste le parcours idéal du doctorant en « cinéma & audiovisuel » ? Que faire pendant les trois, quatre ou cinq ans que dure le « D » de la « réforme LMD » ?

Je ne parlerai pas, ici, des manières officielles de subsister pendant ces longues années de rédaction de la thèse : j’ai nommé allocations, bourses et autres Cifre. D’une part les attributions de ces mannes, et plus d’une personne assise ici s’en est déjà aperçue à ses dépens, sont volontiers gouvernées par le hasard, la débrouille, la subjectivité, quand ce n’est pas par le mandarinat, le favoritisme, le népotisme, la ploutocratie, l’aphrodisme, j’en passe et des moins drôles. D’autre part et surtout, c’est un domaine dans lequel il n’y a que des cas particuliers, et je ne vois pas quelles généralités vous seraient utiles à ce propos.

Donc, en quoi consiste le parcours idéal ?

Si vous écrivez une thèse pour le plaisir, tel Charles Swann, dans la Recherche du temps perdu, travaillant à son étude sur Vermeer, eh ! amusez-vous – vous n’avez pas à m’écouter plus longtemps. Si en revanche vous l’écrivez dans l’espoir de décrocher un poste à l’Université, vous pouvez rester et m’écouter énumérer ce que je considère comme les cinq tâches essentielles à accomplir durant ces années. (Je précise qu’il s’agit de ma position, non de la position officielle de l’AFECCAV, et qu’il existe d’autres façons de voir ce parcours).

 

1. Ecrire une bonne thèse (non pas simplement une thèse)

 

Pourquoi une bonne thèse ? En premier lieu parce que le système est inégalitaire. Appeler « système D » ce « D » de la réforme LMD serait une bonne idée car il favorise la débrouille individuelle. Un doctorant qui n’a pas obtenu de bourse – c’est la majorité en cinéma & audiovisuel – et qui est amené à accomplir ses 35h/semaine a moins de temps pour travailler qu’un autre qui l’a obtenue (même si cela ne signifie pas qu’au final sa thèse sera moins bonne). A ceci s’ajoutent d’autres inégalités :

Des inégalités propres à la France :

- les différences de budget par élève et de conception de l’enseignement qui séparent les Grandes Ecoles et les Universités avantagent les candidats sortis des premières, supposés être (à juste titre ou non) munis de meilleures bases de connaissances (et quelquefois aussi être plus aptes à enseigner) ;

- les différences qui séparent Paris et la « province » en ce qui concerne le « système D » avantagent les candidats parisiens (principalement : le nombre de séminaires de doctorat offerts est très supérieur à Paris).

Par conséquent une doctorante issue d’une Université de province part avec un handicap, qu’il lui faut commencer par combler, au regard d’une doctorante qui sort d’une Grande Ecole parisienne.

Des inégalités propres au cinéma & audiovisuel :

- il n’existe pas, dans notre champ, de CAPES ni d’Agrégation qui constitueraient une liane à laquelle un doctorant pourrait se rattraper si jamais il lâchait celle de la thèse ;

- les thèses de cinéma restent faiblement vendables sur le marché de l’emploi en général, même si on peut imaginer à l’avenir des sujets de thèses expressément tournés vers l’obtention d’un poste (en économie et en communication, par exemple). Il existe certes des détenteurs d’une thèse de cinéma qui travaillent « dans le civil » (je veux dire : hors de l’Université), mais soit ils l’ont passée une fois en poste, soit ils ont obtenu leur poste à cause d’un autre diplôme que cette thèse ;

Enfin, une inégalité qui combine les deux précédentes :

- l’accès à la profession d’universitaire passe par la qualification, laquelle mesure (entre autres choses, heureusement, vous le verrez plus tard au cours de cette journée) la pureté disciplinaire, or le cinéma qui est un fait social total (Mauss) se prête mal à l’exercice de cette « pureté ». Cette exigence du CNU est d’autant plus paradoxale que le découpage même du CNU en sections est totalement fantaisiste et reflète des luttes de pouvoir et des jeux de réseaux au lieu de refléter la rationalité épistémologique que tout bon universitaire se devrait de mettre au premier plan de sa démarche…

 

Pourquoi une bonne thèse ?

En second lieu, parce que la concurrence est rude. Les thèses de cinéma attirent les foules estudiantines, et de plus en plus de gens se promènent dans la rue et arrivent sur le marché du travail avec une thèse de cinéma en poche. Il y a désormais des annonces de postes de MCF cinéma qui font arriver une centaine de dossiers dans les locaux de l’Université qui offre ce poste… et la perspective obligée, donc, de laisser 99 personnes sur le carreau. Il s’ensuit une hausse des exigences, et avec le CV que j’avais quand j’ai été recruté, de nos jours je ne serais même pas convoqué.

Pourquoi un grand nombre de titulaires d’une thèse de cinéma n’ont-ils pas de poste à l’université ?

- pour une raison numérique d’abord : parce que le système est embouteillé. Les créations de poste ajoutées aux départs en retraite (d’autant que l’âge de départ en retraite s’allonge) sont largement inférieurs au nombre de thèses soutenues chaque année ;

- pour une raison institutionnelle ensuite : le choix a été fait en France, contrairement aux USA par exemple, de créer des départements d’études de cinéma couvrant l’ensemble de la formation LMD. Il en sort depuis quelques années des bataillons d’étudiants dont la compétence est exclusivement cinéma & audiovisuel, qui n’ont pas d’autre choix que celui de postuler dans ce champ-là (alors que la première génération d’enseignants-chercheurs cinéma, Aumont, Chateau, Lagny, Marie, Odin & consorts, arrivait après avoir acquis une compétence ailleurs, les filières cinéma n’existant pas quand ils ont fait leurs études, puiqu’elles ont été créées à partir de 1985). Après une formation 100% cinéma et une thèse de même, où postuler sinon là ?

L’effet pervers de cette hyperspécialisation est d’engendrer, souvent, de tous petits écarts de compétence entre quelqu’un qui décroche un poste et quelqu’un qui n’en décroche pas, ce qui accentue bien entendu le sentiment d’amertume du second.

 

2. Publier

 

A cause de cette concurrence, donc, et malgré les inégalités vues plus haut, il faut publier des articles de recherche durant ces années d’écriture de la thèse. En publier :

- beaucoup, certes, mais pas trop pour ne pas mettre en péril le travail de thèse (surtout quand par ailleurs on doit gagner sa vie comme serveuse ou maçon) ;

- beaucoup, mais pas n’importe où. Privilégier les bonnes revues, cotées sur le marché académique, avec double évaluation anonyme (comme les Cahiers de l’Afeccav, par exemple !) ;

- beaucoup, mais pas sur n’importe quel sujet. A ne publier que sur votre objet de thèse, vous passerez vite pour une monomaniaque, dont un éventuel comité de sélection doutera qu’elle puisse faire cours sur autre chose que son sujet (or on ne fait presque jamais cours sur son sujet de thèse, surtout quand on débute). Inversement, publier sur toutes sortes de sujets vous fera courir le risque d’acquérir l’image d’un graphomane, d’un dilettante, de quelqu’un qui se cherche au lieu d’être quelqu’un qui cherche. Mon conseil sera le suivant : essayez de publier en utilisant le même arsenal méthodologique que celui que vous utilisez dans la thèse, mais sur un autre objet que celui de la thèse. Cela montrera qu’il y a une cohérence de chercheuse chez vous ;

- beaucoup mais pas dans n’importe quelle discipline : il ne faut pas sortir de celle dans laquelle vous demanderez la qualification, à moins d’accepter de travailler pour votre seul plaisir. Il est donc très important de connaître les exigences scientifiques de la section que vous visez – savoir si elle se focalise plutôt sur les objets ou sur les méthodes pour se définir, par exemple, ou quel degré de pureté disciplinaire elle exige.

 

3. Se faire connaître

 

Troisième activité à mener durant ses années, celle qui consiste à exister dans le monde académique (autrement qu’en écrivant des articles) avant qu’il ne vous adoube officiellement. Il est rare, en effet, qu’un comité de sélection engage un parfait inconnu. Surtout depuis que ces comités ont vu le nombre de leurs membres augmenter et qu’il y a toujours quelqu’un pour lever la main en expliquant qu’il a déjà croisé la candidate dans tel colloque ou dans telle université.

Il y a dans cette logique deux manières principales de se faire connaître en tant que candidat sérieux à l’adoubement universitaire :

- participer à des colloques, avec la même démarche de prudence que celle dont j’ai parlé pour le nombre et le choix des articles ;

- trouver des charges de cours. Un conseil : quand il vous échoit une de ces charges, évitez de jouer au turbo-prof. Une grande part des connaissances utiles pour réussir à l’Université ne s’acquiert que par imprégnation, et quelquefois une discussion autour de la machine à café est plus utile en termes de carrière que l’acquisition de la capacité à lire Heidegger, Lacan et Judith Butler dans le texte (je ne plaisante qu’à-demi).

Si vous décrochez une charge de cours, essayez également de participer un peu au côté ingrat du travail universitaire – ce qui ne signifie pas préparer le café ni corriger les copies des autres. Par exemple, surtout si vous êtes sensible à l’aspect inégalitaire du « Système D », consacrez un peu de temps à donner aux étudiants « perdus en fac » des informations sur la vie universitaire. L’une des différences marquantes qui sépare l’Université des Grandes Ecoles, en effet, se situe dans la communication : les Grandes Ecoles possèdent des structures et des traditions de distribution de l’information utile, et attribuent à chacun de leurs élèves un enseignant de référence à qui parler. Ce qui n’existe pas vraiment à l’Université.

 

4. Construire son CV à mesure qu’on avance.

 

Cette activité peut paraître négligeable, surtout si on la compare au travail de thèse, mais chaque année quand je participe aux Comités de sélection je suis stupéfait par la mauvaise qualité de présentation et de rédaction des CV contenus dans les dossiers. Il faut soigner son CV et le mettre à jour régulièrement : si seul le poste transforme le parcours de la doctorante en carrière, seul son CV transforme ses activités en parcours.

Le CV idéal possède quatre qualités :

- il est analytique. C’est le moment d’être proustien et de coucher par écrit, en le revivant plus pleinement cependant que vous l’écrivez, tout ce que vous avez vécu professionnellement. Un CV, ce n’est pas une liste ; c’est un regard distant et lucide sur ce que l’on a fait à ce stade ;

- il est hiérarchisé. Préciser, en fin de CV, que vous pratiquez le tennis et que vous raffolez des voyages est tout à fait charmant. Mais cette confidence doit figurer dans une plus petite police de caractères et occuper moins de place que le fait d’avoir publié un article dans ARSS ou dans Semiotic Inquiries. Il est, autrement dit, capital de classer les articles et les communications ; cette hiérarchisation montrera que vous connaissez déjà un peu le « tout petit monde » académique, avec sa bourse des valeurs ;

- il est adapté. On ne fait pas un CV dans l’absolu, on fait un CV pour un poste précis, dont on connaît bien le profil. La bourse des valeurs dont je parlais est différente selon les universités, les équipes, les chapelles. Il est bien certain que cette connaissance des attentes du jury qui sera en face de vous lorsque vous présenterez sur un poste, comme dans toutes les structures qui favorisent la « reproduction » au sens de Bourdieu, est très difficile à acquérir, surtout pour les candidats non familiers du « tout petit monde ». Mais je vous conseille de chercher à l’acquérir, et d’écrire votre CV en fonction d’elle.

- il est (c’est la conséquence du point précédent) smart. Car tout ce que vous y dites pourra être utilisé contre vous. Smart ne veut pas dire faux : évitez de dire que vous avez fait Harvard si ce n’est pas le cas. Smart ne signifie rien d’autre que malin. Si vous vous présentez sur un poste d’esthétique, par exemple inutile d’exposer en détail votre engagement militant au sein d’Efigie ; et si vous vous présentez sur un poste Gender Studies, inutile de mettre en tête de liste l’article que vous avez écrit sur le tremblement figural dans l’œuvre muet d’Alfred Hitchcock. Evitez aussi, même si cela me chagrine de vous donner ce conseil, de mentionner les métiers que vous avez dû faire pour subsister : maçonne, serveur, etc., parce qu’il arrive parfois hélas ! qu’un membre du jury le prenne comme le signe que vous n’êtes pas vraiment fait pour être universitaire. Vous pourrez le dire après, quand vous serez professeur et que ce sera devenu le signe que vous étiez prête à en baver pour y arriver.

 

5. Dernière tâche et conclusion

 

Dernière tâche, et non des moindres : préparer un bon plan B. Car, inutile de se leurrer, décrocher un poste de MCF à l’Université sans rien d’autre en poche qu’une (bonne) thèse de cinéma reste difficile… Dans la dialectique des espérances subjectives et des chances objectives d’y arriver (Bourdieu), la thèse de cinéma fait très souvent naître de la discordance entre la mérite et la destinée (Max Weber). Car il ne faut pas oublier que cette thèse n’est qu’un passeport. Comme la Licence sert à entrer en Master et le Master à s’inscrire en Doctorat, le Doctorat sert à demander une qualification, laquelle sert à obtenir un poste. Ce « système LMD » semble donc construit sur la promesse : le bonheur (professionnel) y est toujours pour demain. Mais cette conception utilitariste qui est la sienne a aussi son intérêt, car si Charles Swann n’arrive jamais à terminer son étude sur Vermeer, ce n’est pas faute de s’y intéresser, c’est parce qu’elle ne lui sert à rien.

JOURNEE DOCTORALE DE L’AFECCAV – Vendredi 9 septembre 2011


JOURNEE DOCTORALE DE L’AFECCAV

Vendredi 9 septembre 2011

Université Paris-Diderot/Paris 7 – UFR Lettres, Arts, Cinéma

Organisation : Emmanuelle André, Jacqueline Nacache, Pierre-Olivier Toulza

 

L’AFECCAV organise le vendredi 9 septembre 2011 une journée doctorale qui aura lieu à l’université Paris-Diderot, site Grands Moulins.

Cette journée vise tout d’abord à réunir les doctorants dont la recherche, quelle que soit sa discipline de rattachement, inclut dans son champ de réflexion le cinéma, la télévision ou les (nouveaux) médias audiovisuels. Elle sera l’occasion de rencontres et de débats avec les enseignants-chercheurs des disciplines concernées, et informera son public sur le fonctionnement de l’institution universitaire (CNU, comités de sélection, parcours du doctorant), au cours de présentations générales qui auront lieu lors de séances plénières.

Des ateliers parallèles seront proposés au cours desquels des doctorants avancés, ayant au moins deux années pleines d’inscription en doctorat, présenteront publiquement leur travail.

À la différence des journées doctorales précédentes, les interventions ne se limiteront plus à une simple présentation de la thèse et des pistes de recherche. Comme lors de tout colloque scientifique, les intervenants proposeront une communication autonome, qui leur permettra d’exposer leur champ de recherche et leur méthodologie tout en traitant d’un sujet spécifique.

Sont très chaleureusement invités à assister à cette journée d’une part les enseignants-chercheurs qui feront profiter les doctorants de leurs commentaires et réactions, d’autre part les doctorants débutants qui auront ainsi l’occasion de réfléchir sur l’évolution du travail de recherche, enfin les docteurs et doctorants non intervenants.

 

Frais d’inscription à la journée (repas offert) : 15 €. 

Règlement sur place, le 9 septembre à partir de 9h

 

 

PROGRAMME

 

9h : Accueil (salle 677 C)

9h30-10h30 : Séance plénière (salle 677 C)

-        Allocution de bienvenue

-        Le parcours du doctorant : Laurent JULLIER

-        Qu’est-ce qu’une revue scientifique ? Martin BARNIER et Isabelle LE CORFF (présentation des Cahiers de l’AFECCAV)

10h30 -10h 45 : Pause café

MATIN

10h45 -12h30 : 5 ateliers parallèles

Atelier 1 : Poétiques croisées. Modératrice : Nathalie PIÉGAY-GROS (Université Paris-Diderot/Paris 7)

Tanguy BIZIEN (Paris 3) : « La voix de la rumeur dans Le Corbeau d’Henri-Georges Clouzot. »

Laurie DESON (Bordeaux 3) : « Repousser les limites de la direction d’acteurs, le corps troublant de l’acteur amateur chez Pialat, Dumont et Brisseau.»

Jean-Benoît GABRIEL (Paris-Diderot) : « Des œuvres en train de se faire : comparaison du travail littéraire d’Annie Ernaux et cinématographique des frères Dardenne. »

Marie-Laure ROSSI (Paris-Diderot) : « Marguerite Duras devant la télévision. »


Atelier 2 : Cinémas nationaux. Modérateur : Laurent VÉRAY (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

Alina POPESCU (Paris Ouest) : « Les avatars de la censure dans la cinématographie roumaine des années 1980. »

Clara DARMON (Paris 3) : « La reconfiguration de l’espace et de l’identité des cinéastes moscovites après 1991 à travers les destinées de Dom Kino et Kinotsentr »

Daniela RICCI (Lyon 3) : « La complexe question identitaire dans les cinémas de la diaspora africaine. »

Alejandro HOYOS (Paris-Diderot) : « La guerre dans le cinéma colombien des années 2000 : une étude de cas. »


Atelier 3 : Archives et histoire du cinéma. Modérateur : Marc VERNET (Université Paris-Diderot/Paris 7)

Elodie BELKORCHIA (Paris 8) : « Exploiter les archives audiovisuelles : le cas de la Cinémathèque Française et du Ministère de la Justice et des Libertés. »

Mattéo TRELEANI (Paris-Diderot) : « La publication des archives audiovisuelles : analyse d’un cas et conséquences. »

Guillaume VERNET (Rennes 2) : « La notion de “qualité française” dans les discours sur le cinéma en France dans les années 1940-1950. »

Frédéric CAVE (Rennes 2) : « Nouvelle Critique / nouveaux discours ? L’œuvre de Jean Renoir à l’étude. »


Atelier 4 : Télévision et pratiques audiovisuelles. Modérateur : François JOST (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

Sarah JEZIORSKI LAHBIB (Paris 2) : « Télévision, cancer et médecines non conventionnelles : une évolution temporelle du traitement de l’information. »

Eric HITIER (Metz) : « La réception de l’image cinématographique à la maison chez le 9 -11 ans. »

Virginie SONET (Paris 2) : « Le smartphone, un troisième écran audiovisuel ? »

Lucie MERIJEAU (Paris 3) : « Sérialité et dispositif transmédia de la trilogie Toy Story (1995-2010).»


Atelier 5  : Histoire culturelle et questions de réception. Modératrice : Michèle LAGNY (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

Myriam JUAN (Paris 1) : « Ivan Mosjoukine et le vedettariat cinématographique en France (1920-1939). Un cas exceptionnel et exemplaire. »

Jean-Albert BRON (Paris-Diderot) : « 1959 : la difficulté de penser et de “parler” le film.»

Marie DE VATHAIRE  (Bordeaux 3) : « Un homme et une femme est-il un bon film ? Les différentes réceptions du film à sa sortie. »

Barbara LABORDE (Paris 3) : « Politiques culturelles et enseignements du cinéma en lycée : quels paradigmes idéologiques ? »

 

12h 45 à 14h : Déjeuner au restaurant universitaire Buffon

(17, rue Hélène Brion, derrière la « Halle aux Farines »)

APRES-MIDI

14h -16h30 : 4 ateliers parallèles

Atelier 6  : Points de vue sur le récit. Modérateur : Pierre BEYLOT (Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3)

Pinar FERRY (Paris 1) : « L’éthos héroïque dans le cinéma turc.»

Laura LE GALL (Bordeaux 3) : « Une icône insaisissable à l’écran :  Bob Dylan dans I’m Not There, l’identité atomisée. »

Meera PERAMPAALAM (Paris 3) : « Eye see you : cinéma et surveillance, une question de point de vue. »

Alexandra SCHWETZOFF (Paris IV) : « Russkij blokbaster (le blockbuster russe) vs. le blockbuster américain: l’émergence d’un genre nouveau au service de la nouvelle identité russe. »

Aurore FOSSARD (Lyon 2) : « La Blonde Plantureuse sous l’objectif du paparazzi : évolution d’un sujet cinématographique ? »


Atelier 7 : Singularités esthétiques. Modératrice : Christa BLÜMLINGER (Université Paris 8)

Bruno GIRARD (Université de Provence) : « Le manoir des singularités, The House de Sharunas Bartas. »

Jonathan THONON (Liège) : « Reprise/sur-prise : sédimentation des images et migrations des formes. »

Anaël MARION (Paris-Diderot) : « L’impossible cinéma underground de Robert Smithson. »

Alban JAMIN (Lyon 2) : « De l’influence du ralenti sur la constitution des personnages de film : l’exemple des chronophages. »


Atelier 8  : Études culturelles et de genre. Modératrice : Geneviève SELLIER (Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3)

Fanny BEURÉ (Paris-Diderot) : « No ricky-ticky-sissy-stuff with Ellie », « None of the fluffing the hair routine for [Judy]- Eleanor Powell, Judy Garland : s’affranchir des stéréotypes genrés par la danse et le chant. »

Mélanie BOISSONNEAU (Paris 3) : « Mae West ; la parole est à l’accusée. Étude d’une figure féminine ambivalente. »

Thomas PILLARD (Paris Ouest) : « La “masculinité en crise” du film noir américain : un concept productif pour analyser le film noir français ? »

Hasna  HUSSEIN (Bordeaux 2) : « Ce que font les présentatrices aux rapports de genre dans les sociétés arabes contemporaines. »

Sarah LECOSSAIS (Paris 3) : « Une construction genrée des personnages de fiction télévisée. »


Atelier 9 : L’Amérique revisitée. Modérateur: Vincent AMIEL (Université de Caen-Basse Normandie)

Mathias KUSNIERZ (Paris-Diderot) : « La production B est-elle hétérodoxe ? La différenciation des films B face au A et à la télévision entre 1947 et 1956. »

Xavier GRIZON (Paris-Diderot) : « Mélodrame flamboyant et généalogie du chromo.»

Loïc CHEVALIER (Paris 1) : « Mutations et frontières des genres cinématographiques : le cas du cinéma américain contemporain (1980-2010). »

Adrienne BOUTANG (Paris 3) : « Réinventer la transgression, interroger la norme : stratégies de démarcation dans le secteur indépendant du cinéma américain contemporain.»

 

Pause-café entre 16h et 16h30

16h30 : Séance plénière

La qualification CNU et les comités de sélection

Assemblée générale de l’Afeccav (salle 677 C)

18h : Cocktail de clôture (Salle Pierre Albouy)

 

 

Université Paris-Diderot/ Paris 7

Site Paris Rive Gauche

5, rue Thomas Mann, 75205  Paris Cedex 13

UFR Lettres, Arts, Cinéma

(entrée C, 6e étage)

Accès métro (ligne 14) ou RER C : Bibliothèque François Mitterrand

Lignes d’autobus : 89,  64, 325

Les cahiers de l’afeccav n°3

Cher-e-s adhérent-e-s,

Nous sommes heureux de vous annoncer que le numéro 3 des Cahiers de l’Afeccav est en ligne sur le site de l’association.

http://www.afeccav.org/les-cahiers-de-lafeccav/les-cahiers-de-lafeccav-no3

Vous trouverez toutes les informations (rubriques, comité scientifique, règles de soumission, etc.) sur cette nouvelle revue scientifique internationale dans la présentation du numéro.

Pensez à utiliser les outils en bas de page (agrandir, imprimer, télécharger…).

Nous espérons que vous prendrez du plaisir à feuilleter ce nouvel objet dynamique à tous points de vue.

Bien cordialement,
L’équipe de la revue

Les images en question

Quelles questions poser aux images aujourd’hui ? À l’heure des
médias numériques, le paysage de la recherche sur le cinéma et
la télévision est lui-même en pleine mutation. Comment écrire
l’histoire du cinéma et des médias audiovisuels ? Comment penser
la question de l’intermédialité ? Quelles lignes de fracture ou quels
points de rencontre se dessinent entre les approches issues de
l’esthétique, de la sémiotique, de l’histoire et de la sociologie de
l’art et des médias, des cultural et des gender studies ? Quel bon
objet pour la recherche ? Quels circuits de légitimation culturelle ?
Quels modes de différenciation des publics ? Telles sont quelquesunes
des voies qu’explore cet ouvrage collectif rassemblant une
trentaine de chercheurs français et étrangers spécialistes du
cinéma et des médias.

Ouvrage dirigé par Pierre Beylot (professeur à l’Université Michel de Montaigne
Bordeaux 3), Isabelle Le Corff (maître de conférences à l’Université de Bretagne
occidentale) et Michel Marie (professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle
Paris 3).
Ont contribué à cet ouvrage : Emmanuelle André, Jean-François Baillon, Jean-
Albert Bron, Patrick-Yves Brun, Jonathan Buchsbaum, Marie-France Chambat-
Houillon, Delphine Chedaleux, Jean Davallon, Sylvain Dreyer, Thomas Elsaesser,
Jean-Pierre Esquenazi, Marion Froger, Antoine Gaudin, François Jost, Laurent
Jullier, Taline Karamanoukian, Mathias Kusnierz, Michèle Lagny, Thierry Lancien,
Laurent Le Forestier, Gwénaëlle Le Gras, Marc Lits, Nolwenn Le Minez, Jessie
Martin, Carole Milleliri, Leonardo Quaresima, Céline Schall, Geneviève Sellier,
Maxime Scheinfeigel, Sheila Schvarzman, Olivier Thévenin, Gian Maria Tore,
Pierre-Olivier Toulza.

Presses universitaires de Bordeaux

ISBN : 978-2-86781-646-8

Prix : 22euros

Les Cahiers de l’Afeccav : notes de lecture

Dans le souci de rendre accessible à ses adhérents les développements les plus récents de la recherche et de l’enseignement en cinéma et en audiovisuel, les  Cahiers de l’Afeccav proposent des notes de lecture critique (5 à 6000 signes) d’ouvrages publiés à l’étranger et non traduits en français. N’hésitez pas à nous adresser vos propositions.

Liste des postes d’enseignant-chercheur

Voici une liste succincte mais complète, des postes (MCF et PR) susceptibles d’intéresser les membres de l’AFECCAV.

Pour plus de détails, merci de consulter le lien :

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/ListesPostesPublies/Emplois_publies_TrieParCorps.pdf

Postes MCF ouverts au recrutement :


En 10e section (littérature comparée) et 18e (arts et esthétique) :

Poitiers : Littérature et cinéma. Emploi également ouvert au recrutement au titre du handicap.


En 18e section :

Bordeaux 3 : cinéma

Montpellier 3 : jeux vidéo

Grenoble 3 : études cinématographiques

Lille 3 : Histoire et théorie des images fixes et en mouvement

Strasbourg : Histoire et théorie des arts visuels

Lyon 2 : Cinéma

Paris 3 : Théorie des images

Paris 3 : Cinéma et audiovisuel : création d’outils pédagogiques multimédia (18e, 70e et 71e)

Paris 3 : Cinéma, arts et medias (18e et 71e)

Marne la vallée : recherche en études cinématographiques et audiovisuelles, esthétiques, histoire du cinéma et de l’audiovisuel. Enseignements en lien avec les pratiques cinématographiques et audiovisuelles.

Paris 8 : Théorie et pratique de la réalisation audiovisuelle (1)

Paris 8 : Théorie et pratique de la réalisation audiovisuelle (2)

Paris 8 : esthétique filmique


En 22e section (histoire) :

Paris 1 : histoire et esthétique du cinéma


En 71e section (Information-communication) :

IUT Bordeaux 3 : communication audiovisuelle

Bordeaux 3 : images et cultures numériques

Grenoble 3 : multimédia et audivisuel


Postes PR ouverts au recrutement :


En 11e section (études anglophones) :

Paris 7 : Etudes visuelles anglophones (medias, cinémas, culture visuelle)


En 14e section (études hispaniques) :

Paris 8 : étude de l’image


En 18e section (arts et esthétique):

Aix-Marseille 1 : Théories et pratiques spatiales de l’image et du son

Caen : études cinématographiques

Lille 3 : Esthétique et théorie du cinéma contemporain (fiction et documentaire)

Lyon 2 : esthétique du cinéma

Paris 3 : histoire du cinéma

Paris 8 : cinéma

Paris 8 : Arts et technologies de l’image virtuelle


En 71e section (Information-ommunication) :

Paris 3 : Cinéma, audiovisuel et création multimédia


JOURNÉE DOCTORALE DE L’AFECCAV 09/09/2011

JOURNÉE DOCTORALE DE L’AFECCAV

VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011


Organisation : Emmanuelle André, Jacqueline Nacache, Pierre-Olivier Toulza

Université Paris-Diderot

Site des Grands Moulins, Bâtiment C

5 bis rue Thomas Mann

75013 Paris

Appel à communications

L’AFECCAV organise le vendredi 9 septembre 2011 une journée doctorale qui aura lieu à l’université Paris-Diderot, site Grands Moulins.

Cette journée vise tout d’abord à réunir les doctorants dont la recherche, quelle que soit la discipline, inclut dans son champ de réflexion le cinéma, la télévision ou les nouveaux médias audiovisuels. Elle sera l’occasion de rencontres et de débats avec les enseignants-chercheurs des disciplines concernées, et informera son public sur le fonctionnement de l’institution universitaire (CNU, comités de sélection, parcours du doctorant), au cours de présentations générales qui auront lieu lors de séances plénières.

Les doctorants avancés, c’est-à-dire ceux qui auront, à la rentrée 2011, au moins deux années pleines d’inscription en doctorat, pourront présenter publiquement leur travail au cours de cette journée.

À la différence des journées doctorales précédentes, les interventions ne se limiteront plus à une simple présentation de la thèse et des pistes de recherche. On attend désormais, comme lors de tout colloque scientifique, une communication autonome, susceptible de donner lieu à publication, par exemple une étude de cas qui illustre la problématique de la thèse. La durée en sera de vingt minutes, extraits éventuels compris.

Ces communications permettront par ailleurs aux doctorants débutants, auditeurs de cette journée, de réfléchir sur le travail de recherche doctorale dans des champs méthodologiques variés, sa dynamique et ses enjeux.

Les propositions de communication, d’une dizaine de lignes, devront mentionner : les coordonnées complètes de l’intervenant, le titre de la thèse préparée, l’université, le nom du directeur de thèse, la date de première inscription. Elles seront envoyées par courrier électronique, aux trois adresses suivantes :

emmanuelle.andre@univ-paris-diderot.fr

jacqueline.nacache@univ-paris-diderot.fr

pierre-olivier.toulza@univ-paris-diderot.fr


Date limite pour l’envoi des propositions : 31 mars 2011.


Les propositions seront examinées par le comité scientifique, qui communiquera ses réponses aux candidats au plus tard le 15 mai 2011.


Comité scientifique : Emmanuelle André, Joël Augros, Philippe Bourdier, Jacqueline Nacache, Geneviève Sellier, Pierre-Olivier Toulza.


L’adhésion à l’AFECCAV est obligatoire pour participer à la journée doctorale.

Frais d’inscription à la journée :  15 euros (déjeuner offert à tous les participants)

Appel à Varia – Les Cahiers de l’AFECCAV n°4

Appel à Varia

Les Cahiers de l’AFECCAV n°4


La revue en ligne, Les Cahiers de l’AFECCAV, accepte de publier, dans sa rubrique Varia, tout article concernant les disciplines « cinéma et audiovisuel ». Toutes les perspectives (historique, culturelle, esthétique, économique, sociologique, communicationnelle, anthropologique…) sont bienvenues ; les publications interdisciplinaires sont vivement encouragées. Nous acceptons les articles en français et en anglais.

Les articles seront soumis à une double expertise en aveugle. Le maximum requis pour chaque article est de 25000 signes, notes de bas de page, résumé et notice biographique compris.

Pour le numéro 4, les propositions sont à envoyer avant le 5 mars (150 mots maximum + mini biographie de 2 lignes) à :

Martin.Barnier@univ-lyon2.fr

Avec copie à

Isabelle Le Corff :

cils@wanadoo.fr